Millésime 2005: ce qu'ils en pensent



Laurent Chatenay (Montlouis)

Un millésime exceptionnel. Chaque vigneron a pu récolter dans les meilleures conditions des raisins parfaitement sains. Tout était possible, du sec au liquoreux…
Nous avons privilégié les secs et demi-secs pour équilibrer notre gamme de vins.


Yannick Amirault (Bourgueil)

Pourquoi tout le monde se jette t'il dessus... Nous avons un millésime de grande maturité (à l'image de 2003). Les vins sont structurés, riches et puissants avec en plus, des tanins très soyeux et une très belle minéralité. Les rendements très contenus sont une des causes de cette gourmandise et les volumes à la vente seront faibles. Disponible en 2007 sauf "La Mine", aujourd'hui à la vente.


Charles Joguet (Chinon) - 11 mai 2005

Corps puissant, niveaux d'acidité excellents : de très grands vins se profilent !
S’il est encore un peu tôt pour décrire la typicité de chaque cru, on a affaire, c’est sûr, à de très grands vins : les robes se rapprochent de celles de 1989, très denses et violacées; le corps est puissant, avec des degrés de 13 à 14° selon les cuvées, mais la matière reste élégante.
Les niveaux d’acidité sont excellents : les 2005 seront vraisemblablement des vins de grand équilibre, sans doute un peu moins capiteux que les 2003.


Jacques Couly Dutheil (Chinon)

2005 Millésime d'exception !
Après un merveilleux 2003 et un 2004 ligérien à souhait, nous pensions devoir faire preuve de patience avant l'arrivée d'une nouvelle star.
Nenni ! Dame nature a décidé d'honorer, une fois de plus, la Loire, en lui offrant l'un des plus grand millésimes de ces 100 dernières années !
Précoce, le démarrage de la végétation, le débourrement de la vigne, la floraison et la véraison se sont déroulés avec une semaine d'avance sur une année normale.
En commençant le 4 octobre, soit 10 jours après le ban des vendanges, nous avons mis à profit ces bonnes conditions pour rentrer, sans précipitation, sur 100 hectares, une vendange mûre et saine. L'attente nous a permis de faire du sur mesure en organisant la cueillette plus en fonction de l'acidité que du degré. Un seul point noir, le rendement, qui marque un retrait de 20 à 25% par rapport à 2004, diminution largement compensée par une qualité exceptionelle.
Les premières sensations sont au delà de nos espoirs. Sans l'avoir recherché, les degrés s'échelonnent entre 13° et 14°, voir plus sur de petites parcelles particulièrement bien exposées. Quant à l'acidité, elle est légèrement plus forte que pour les 2003, ce qui est un autre signe de qualité.


Eric Nicolas (Jasnières, Coteaux du Loir) - mars 2006

Après quelques mois de recul sur l'évolution des vins du millésime 2005, nous sommes déjà en mesure de cerner les grandes orientations des différentes cuvées.
Revenons un peu sur les conditions climatiques: elle ont été quasi idéales. Les vignes ont pu échapper aux conditions de déficit hydrique grâce aux états de fraicheur des argiles. Le climat, avec une bonne somme des températures, a permis de construire lentement nos raisins sans montrer de conditions écrasantes comme en 2003. Evénement rarissime, la pluviométrie de l'été a, de manière déterminante, contribué à enrichir et solidifier la structure des raisins (80mm en juillet et 30mm en aout, par fractions orageuses de 30mm). Le mois de juillet a d'ailleurs été le seul mois vraiment inquiétant pour la lutte contre le mildiou, et ce pour notre première année de conversion de l'intégralité de notre surface en culture biologique.

Avec quelques jours d'avance, sur la base d'un redement moyen de 27hl/ha, nous avons pu commencer les vendanges dans un état d'esprit de grande sérénité, grans millésime de Loire oblige.

Etonnante capacité des raisins au rendez-vous, capacité inégalée depuis 10 ans, avec des rouges d'une grande maturité et des blancs construits sur un très bon potentiel.

Nous sommes en effet très proches d'une année exceptionnelle, et les premières dégustations sérieuses sont très prometteuses.